Pourquoi Amsterdam a besoin d'un guide local
Amsterdam est une ville conçue pour les vélos, pas les touristes. Le centre est un piège à touristes que les locaux ont abandonné il y a des années. De Pijp a le Albert Cuypmarkt et le meilleur roti surinamais d'Europe. Amsterdam-Noord était un terrain industriel jusqu'il y a cinq ans — maintenant il y a le quai NDSM, des brasseries, et un ferry gratuit depuis Central Station. Le Jordaan est beau mais tu paies le prix.
Amsterdam reçoit plus de 20 millions de visiteurs par an, ce qui en fait l'une des villes les plus sur-touristiques du continent. La grande majorité se concentre dans le corridor Dam Square-Leidseplein, visite la Maison d'Anne Frank et le Musée Van Gogh, fait un tour dans une ruelle du quartier rouge, et c'est plié. Ils ne prennent jamais le ferry gratuit derrière Central Station vers Amsterdam-Noord, où le quai NDSM a transformé des conteneurs en studios d'artistes et où la scène brasserie est sérieuse. Ils ne trouvent jamais Warung Spang Makandra à De Pijp pour un roti surinamais à moins de dix euros qui a meilleur goût que n'importe quoi sur un menu touristique. Devenir guide touristique à Amsterdam, c'est montrer aux gens la ville que les locaux utilisent vraiment. Ça veut dire De Pijp un mardi matin au Albert Cuypmarkt, le Jordaan un lundi soir quand les touristes se font rares, et le Vondelpark un vendredi après-midi quand les travailleurs sortent du bureau. Devenir guide touristique à Amsterdam, c'est lutter contre la version enterrement de vie de garçon de cette ville. Tu montres aux gens le kroket du Febo à 3h du mat', le chariot à hareng chez Stubbe's, et les bancs au bord du canal dans le Jordaan où personne ne prend de selfie. Devenir guide touristique à Amsterdam, c'est rendre la ville à elle-même.