Pourquoi Cambridge a besoin d'un guide local
Cambridge est une ville de vélos enroulée autour de 31 collèges. Les Backs — les pelouses derrière King's, Trinity et St John's — sont l'endroit le plus photographié de la ville, mais les locaux sont à Mill Road, à manger éthiopien et acheter des vinyles. La scène pub est old-school : plafonds bas, vraie ale, et des débats sur quel collège a la pire bouffe.
Cambridge voit environ 8 millions de visiteurs par an, et le schéma est toujours le même : King's College Chapel, un punt sur la Cam, peut-être le Fitzwilliam Museum, puis retour dans le train vers Londres. Ils ne traversent jamais la rivière vers Mill Road, qui est là où la ville vit vraiment — restos éthiopiens, disquaires indépendants, les épiceries communautaires où tu entends six langues dans une seule file. Devenir guide touristique à Cambridge, c'est connaître la ville qui existe en dehors des murs des collèges. Le pub The Eagle où Watson et Crick ont annoncé l'ADN est une bonne histoire, mais celle du resto vietnamien de Mill Road qui est ouvert depuis vingt ans et n'a jamais eu une critique écrite dessus, c'est une bonne histoire aussi. Cambridge est assez petite pour la traverser en vélo en quinze minutes, mais assez profonde pour que chaque rue ait une couche que la plupart des visiteurs n'atteignent jamais. Devenir guide touristique à Cambridge, c'est savoir sur quelles pelouses de collège tu peux vraiment marcher, quel pub de Romsey fait le meilleur Sunday roast, et pourquoi le côté Grafton Centre de la ville est là où les étudiants vivent vraiment. Devenir guide touristique à Cambridge, c'est donner aux gens la vraie ville universitaire — pas la brochure lisse, mais l'endroit où les chips arrivent dans du papier et la vraie ale est servie à la pompe à main.