Pourquoi Dublin a besoin d'un guide local
Dublin est une ville à pied. Tu peux la traverser en une heure, et tu devrais, parce que chaque quartier est différent. Temple Bar c'est le quartier touristique — pintes hors de prix et enterrements de vie de garçon. The Liberties c'est la plus vieille partie de la ville, avec la brasserie Guinness et les pubs locaux qui facturent 5,50€ la pinte au lieu de 8€. Stoneybatter et Phibsborough c'est là où les restos sont vraiment bons en ce moment.
Dublin reçoit environ 6 millions de visiteurs internationaux par an, et le schéma écrasant c'est Temple Bar, le Guinness Storehouse, Trinity College pour voir le Book of Kells, et un pub qui facture huit euros la pinte de quelque chose qui devrait en coûter cinq cinquante. Ils repartent sans avoir à peine quitté la bulle touristique. The Liberties, la plus vieille partie de la ville qui vit dans l'ombre de la brasserie Guinness, a des pubs où les habitués boivent depuis avant le Tigre celtique et continueront bien après ce qui viendra ensuite. Stoneybatter et Phibsborough, sur le northside, c'est là où la scène restau s'est construite tranquillement depuis des années — Manor Street a plus de bonne bouffe au mètre que n'importe où dans le centre-ville. Devenir guide touristique à Dublin, c'est savoir dans quel pub entrer et lequel éviter. C'est comprendre la division northside-southside sur laquelle les Dublinois débattent pendant des heures en partageant la même pinte. Devenir guide touristique à Dublin, c'est expliquer pourquoi le coddle dans un pub des Liberties un mercredi après-midi est une expérience culturelle, pourquoi les Iveagh Gardens sont mieux que St Stephen's Green parce que personne ne sait qu'ils existent, et pourquoi le DART jusqu'à Howth un dimanche matin est la meilleure chose gratuite à faire à Dublin. Devenir guide touristique à Dublin, c'est donner aux visiteurs la ville derrière l'accent — celle avec les histoires.